Actualités Ateliers Archives

Groupe de Réflexion des Enseignants de Lettres
du Liban

Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 18:57
Le GREL met en place un groupe de réflexion sur le théâtre. Les réunions seront trimestrielles.

La première aura lieu le
samedi 5 décembre de 10 heures à 12 heures 30 au théâtre du Lycée Abdel Kader.

Elle portera sur le corps et la voix - comment travailler l'échauffement : exercices, structure, ...

Venez nombreux !
Par GREL - Publié dans : Dates à retenir
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 08:38
 

Date

Lieu

Mardi 6 octobre 2009

LAK

Jeudi 5 novembre

Collège Louise Wegmann

Mercredi 25 novembre

IC - Beyrouth

Jeudi 7 janvier

Athénée

Lundi 1er février

Lycée de Ville - Adonis

Mardi 2 mars

IML Fanar

Mercredi 14 avril

CPF

Jeudi 6 mai

Nahr Ibrahim

Samedi 5 juin

Tripoli


 

5 novembre : Réflexion sur l'enseignement de l'histoire des arts. Comment le concilier avec l'enseignement du français ? Ghada Ayoub (Carmel Saint-Joseph) et Lara Abdel Massih (Institution Moderne du Liban) participeront à la préparation de l'atelier avec Catherine Majko et Mélanie Horwitz, conseillères pédagogiques de lettres.


25 novembre : 2 ateliers en parallèle (1 heure), suivis d'une mise en commun (1/2 heure)
-   la dissertation (Claire Debieuvre, CPF)

- l'argumentation au collège (Danièle Naklé et Madona Ayoub du Collège Louise Wegmann ; conseillères pédagogiques de lettres)

Par GREL - Publié dans : Dates à retenir
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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 11:00
Le 16 février 2009, le GREL s'est réuni au Grand Lycée Franco-Libanais. Nous avons réfléchi sur l'écriture d'invention au collège et au lycée.

Cet article vous propose la présentation préalable à la discussion et aux ateliers. Il s'agit pour la partie collège d'un rappel des textes officiels, et pour le niveau lycée d'une fiche méthodologique à destination des élèves.

Nous publierons ultérieurement les propositions faites lors de la discussion et des ateliers. D'autre part, la prochaine séance du GREL (mercredi 11 mars, 17 h, Lycée Abdel Kader) prolongera la réflexion puisque nous travaillerons sur des copies anonymes et réfléchirons donc à l'évaluation de l'écrit d'invention.

 

L'ECRITURE D'INVENTION


I. AU COLLEGE


6ème (nouveaux programmes, rentrée 2009) :


Rappel : préambule des nouveaux programmes :

« Toute séance d’analyse de textes littéraires comporte avant la séance, pendant, à la fin ou après, des travaux d’écriture. Les activités d’écriture sont variées. Le résumé ou la reformulation d’un texte lu ou d’un propos entendu, l’invention de débuts ou de suites de textes, les insertions, les imitations, les transformations par exemple, sont autant de contrepoints stimulants qui permettent une perception plus fine et plus personnelle des textes. »

« L’évaluation des compétences porte sur des travaux d’écriture de formes variées. Les élèves rédigent un texte abouti au moins toutes les trois semaines. La longueur des textes à rédiger évolue de la Sixième à la Troisième ; l’objectif à atteindre en fin d’année scolaire est fixé pour chaque classe.

Les exigences attendues sont la correction de l’expression, la cohérence de la composition, le respect des consignes, la richesse et la sensibilité de l’invention. »


  • Objectif prioritaire : rédaction d'un texte narratif correct et cohérent d'une page environ (20 lignes) en fin d'année

  • Textes narratifs, possibilité d'insérer des descriptions et dialogues

  • Usage du dictionnaire

  • Usage du brouillon

  • Un devoir complet et abouti au moins toutes les trois semaines

  • Usage des TIC


  • Récit rendant compte d'une expérience personnelle

  • Écrits en relation avec le programme de lecture (fable, conte ou partie, épisode épique, courte scène de théâtre)

  • Textes favorisant l'expression poétique

  • Écrits à partir de supports divers permettant de développer les qualités d'imagination (image, objet, document audio-visuel)

  • Une écriture longue peut être envisagée de façon individuelle ou collective, notamment la rédaction d'un conte

5ème :


  • Discours narratif et descriptif

  • Récit incluant des dialogues

 En fin, d'année, production d'un texte de deux pages environ


  • Description (objet, lieu, image)

  • Récit complet rendant compte d'une expérience personnelle

  • Récit fictif ayant un rapport avec le Moyen Age ou la Renaissance

  • Textes poétiques : exercices à contraintes formelles


4ème :


  • Éléments descriptifs, éléments dialogués, éléments argumentatifs

  • Implicite dans le récit

 Production d'un texte de deux à trois pages.


  • Portrait

  • Lettre simple (demande et justification)

  • Récit fictif simple ayant pour cadre le XVIIe, XVIIIe ou XIXe siècles

  • Récit complexe (ellipse narrative, retour en arrière, anticipation)

  • Récit à partir d'un récit donné : suite avec ou sans changement de point de vue


3ème :


 Perfectionner l'écriture de textes narratifs complexes

  • Réduction ou amplification d'un récit

  • Rédaction de récits complexes ayant pour cadre le monde réel ou des mondes imaginaires

  • Récit dont la trame suit ou ne suit pas l'ordre chronologique avec insertion de passages descriptifs et utilisation de paroles rapportées directement ou indirectement

  • Récit à partir d'un récit donné avec changement de point de vue

  • Récit d'une expérience personnelle

  • Témoignage : relater un événement et exprimer sa réaction


Quelle place accorder à l'écriture d'invention dans le cadre de la liaison 3ème-2nde ?

  1. AU LYCEE


Méthodologie


1) Qu’est-ce que l’écriture d’invention ?


Les instructions officielles définissent ainsi cet exercice :

L’écriture d’invention contribue […] à tester l’aptitude du candidat à lire et à comprendre un texte, à en saisir les enjeux, à percevoir les caractères singuliers de son écriture. Elle permet au candidat de mettre en œuvre d’autres formes d’écriture que celle de la dissertation ou du commentaire.

BO n°26 du 28/06/01

L’écriture d’invention est définie ici par :

  • les aptitudes qu’elle requiert : si vous choisissez de traiter le sujet d’invention, vous devez être sensibles aux phénomènes d’écriture et aux objectifs qu’ils servent.


  • sa spécificité par rapport aux autres exercices d’écriture : l’écriture d’invention est un exercice qui ne consiste plus en l’examen critique d’un texte ou d’un sujet mais en la production d’un texte personnel.


La suite des Instructions précise et complète la définition de l’exercice qui est alors défini :

  • par ce qu’il n’est pas :

En aucun cas on ne demande, le jour de l’examen, l’écriture de textes de pure imagination, libre et sans contrainte. (ibid.)


  • par les formes qu’il peut prendre :

    • article (éditorial, article polémique, article critique –éloge ou blâme- …)

    • lettre (correspondance avec un destinataire défini dans le sujet, lettre destinée au courrier du lecteur, lettre fictive d’un des personnages présents dans un des textes du corpus…)

    • monologue délibératif, dialogue (y compris le dialogue théâtral)

    • discours devant une assemblée

    • essai

    • récit à visée argumentative sous forme de fable, d’apologue…

    • narrations diverses (voir infra)


L’écriture d’invention consiste donc à produire un texte inédit, à partir de modèles ou de textes supports : c’est une production nouvelle et personnelle qui est demandée.

« Elle peut privilégier une réflexion sur le contenu argumentatif du texte d’origine : l’invention consiste alors à reprendre, à développer ou à contredire les thèses exprimées (…). Mais elle peut aussi procéder à une réécriture du texte d’origine, à partir d’une analyse de ses procédés de composition : dans ce cas, l’invention consiste, par exemple, à modifier le point de vue narratif, à transformer la forme du discours (réécrire une description sous la forme d’un dialogue), à changer de genre littéraire (passer d’une scène de roman à un dialogue théâtral), à jouer sur les registres (donner un caractère épique ou fantastique à une description réaliste), ou encore à amplifier ce qui demeurait implicite (insérer une description ou un dialogue dans un récit, développer une ellipse narrative, poursuivre un texte). » (Projet de document d’accompagnement des programmes de français, novembre 2006)



2) L’écriture d’invention dans l’ensemble de l’épreuve écrite


L’écriture d’invention entretient des relations avec :

  •  
    • l’objet d’étude

    • le corpus de textes

    • parfois : avec la ou les question(s) posée(s) sur le corpus

    • parfois : avec les autres sujets d’écriture


  • Relation avec l’objet d’étude


  •  
    • du point de vue du genre du texte à produire :

Ex. : objet d’étude : « Le théâtre : texte et représentation », le SI. peut être : « Ecrivez une courte scène théâtrale… »


  •  
    • du point de vue du contenu :

Si l’épreuve porte sur « La poésie », le SI peut faire appel aux formes les plus variées (lettre, dialogue, essai…) mais portera nécessairement sur une problématique liée à la poésie.




  • Relation avec le corpus de textes


Deux cas peuvent se présenter :

  •  
    • Le sujet impose que l’on se réfère ou que l’on réagisse aux textes ou à l’un des textes du corpus

Ex. : le SI demande que l’on contredise un texte en en soutenant la thèse adverse.

  •  
    • Le sujet ne demande pas explicitement que l’on prenne appui sur le(s) texte(s) ; ce cas est rare, le corpus peut fournir cependant des exemples ou suggérer des idées.


  • Relation avec la ou les question(s) posée(s) sur le corpus


Le SI peut parfois être mis utilement en relation avec la ou les question(s) posée(s) sur le corpus dans la mesure où le travail qu’elle(s) suppose(nt) permet plus efficacement de traiter le sujet proposé :

Ex. : Après avoir répondu à la question « Formulez la morale que l’on peut tirer de chacune des fables », on pourra traiter en disposant d’éléments précis le SI suivant : « Rédigez une fable illustrant une morale contraire à celle du texte B. ».


  • Relation avec les autres sujets d’écriture


La dissertation, par exemple, peut fournir une problématique à réinvestir dans le SI.

Ex. : Le SI : « Ecrivez un manifeste sur le rôle que vous donnez au poète » peut faire écho à un sujet de dissertation portant sur la poésie engagée.


3) Comment aborder l’exercice ?


  • L’évaluation du sujet proposé ou « l’analyse du sujet d’écriture » :


L’exercice de l’écriture d’invention requiert, comme les autres types de sujet d’écriture proposés, rigueur et méthode : il s’agit de bien évaluer ce qui est demandé.

Pour cette évaluation ou analyse, faites un tableau à quatre entrées :


  • situation d'énonciation

  • comment ? : quelle forme, quel genre, quelle forme de discours, quel registre doit prendre ma production écrite ? Le sujet m’impose-t-il un principe de structure ? des procédés d’écriture ? etc.

  • quoi ? : quelles sont les bonnes idées à développer ?

  • pourquoi ? : quelle est l’intention du texte à produire (cette question peut rejoindre celle du registre) ? quels en sont les enjeux ? etc.


NB :

Le plus souvent, l’indication de la forme est donnée explicitement dans le libellé du sujet : ex. : « Rédigez un article dans lequel… » ; parfois, le genre ou la forme sont à déduire du libellé : ex. : « Un spectateur s’indigne […] et envoie son texte au courrier du lecteur. » : le texte à produire est une lettre.


Exercice : quelle analyse pouvez-vous faire des sujets suivants –reproduits ou non partiellement- ?

  1. « Un spectateur réagit à la mise en scène de Y et adresse son texte au courrier des lecteurs dans la revue Z. Il pourra exprimer son admiration, son ironie ou son indignation. »

  2. Vous êtes éditeur. (…)

  3. Vous composez une anthologie de (…) et vous décidez de vous adresser à un éditeur. (…)

  4. « […] votre texte comportera trois paragraphes.

  5. Rédigez cette fable dont vous exposerez la morale en conclusion de votre texte. »

  6. « […] Vous vous efforcerez d’utiliser une prose poétique.


NB : La situation d’énonciation du texte à produire : attention, de ce point de vue, à l’emploi du pronom « vous ». Ex.2 : le pronom « vous » s’adresse au candidat qui s’apprête à traiter le SI mais le « je » qui va s’exprimer dans l’article est bel et bien l’éditeur vantant les mérites de son projet. Ex 3 : ici, l’énonciateur de la lettre n’est pas différent de « vous » qui rédigez le SI. Mais attention, si ce « vous » est personnel, il doit entrer dans le projet de l’exercice demandé !


  • L’élaboration du SI


  1. La recherche des idées

Ex. de sujets :

  •  
    • « […]. Vous écrirez une préface exposant le rôle que vous attribuez personnellement à la poésie. »

    • « Jean-Jacques Rousseau, dans le texte B, répond à une lettre de reproche de Madame de Francueil. Rédigez cette lettre en imaginant les arguments que la correspondante a pu utiliser contre l’écrivain. »

Où puisez-vous vos idées ?

………………………………………………………

………………………………………………………



  1. L’élaboration d’un plan

NB : Tout devoir doit être structuré (nécessité d’un plan), y compris visuellement : à moins qu’on ne vous demande de rédiger un dialogue, il faut que votre devoir s’organise en paragraphes : les alinéas sont donc indispensables.



  1. La rédaction

L’écriture d’invention est un travail qui réclame, comme les autres exercices proposés, des qualités d’expression. Il s’agit de choisir une langue adaptée à la situation d’énonciation, à l’intention du texte et à son registre. De ce point de vue, une langue familière est possible mais uniquement dans le cas où le sujet l’exige –partiellement ou en totalité –ce dernier cas ne s’est jamais présenté.



Proposition d'ateliers :


4 ateliers répartis par niveau (6è, 5è/4è, 3è, 2nde/1ère)


Quels critères d'évaluation proposer pour l'écriture d'invention ?

Élaborer des grilles

Imaginer une évaluation évolutive selon la progression annuelle




GREL, 16 février 2009

Catherine Majko, Claire Debieuvre

Par GREL - Publié dans : Ecrire
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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 14:34
Voici la proposition de lecture de Dom Juan, réalisée par l'un des ateliers du GREL le 22 janvier au lycée Verdun de Beyrouth.

Un grand merci à Danièle Nakhlé !

 

Classe de Première


LECTURE D'UNE OEUVRE INTEGRALE : MOLIERE, DOM JUAN, 1665

 

Objet d’étude

Le théâtre, texte et représentation

Problématiques possibles

  • La pièce de Molière est-elle comique ?

  • En quoi la pièce de Molière est-elle baroque ?

Perspectives d’étude

  • Connaissance des genres et des registres.

  • Approche de l’histoire littéraire et culturelle.

  • Réflexion sur l’intertextualité et la singularité des textes.

Etudes transversales

  • Le mélange des registres : comique, fantastique et tragique.

  • La progression de la pièce : une construction baroque.

  • Deux thèmes récurrents : le masque et la vanité des choses.

Du texte à la scène

Daniel Mesguich, pièce filmée (2002) : autour de la mise en scène de Daniel Mesguich (2002) : les lectures de Dom Juan, mise en scène ou adaptation ?

Entrée dans l’œuvre

  • Pour motiver les lecteurs réticents et contourner la difficulté de l’entrée dans la pièce : lecture en classe de la scène d’ouverture. Questionnement et proposition d’hypothèses de lecture. Propositions de mise en scène par les élèves.

  • A partir d’un corpus sur les réécritures de Dom Juan (Tirso de Molina, Baudelaire, Barbey D’Aurevilly, etc.) : qui est Don Juan ? Quel Don Juan Molière va-t-il nous proposer ?

  • Autour du Dom Juan de Daniel Mesguich : projection de l’interview avec le metteur en scène. Qui est le Don Juan de Molière ?

Evaluation de la lecture personnelle

  • Casting pour Dom Juan : deux exercices possibles (voir annexe).



Casting pour Dom Juan – Exercice 1 : choisir son Don Juan

Les images ci-dessous représentent différentes conceptions du personnage de Don Juan. Laquelle adopteriez-vous si vous étiez chargé de la mise en scène de la pièce ? Justifiez votre choix dans un paragraphe argumenté.


 

 Document 1

 

Document 2


Document 3


Document 4


Document 5


Casting pour Dom Juan – Exercice 2 : confectionner une affiche

  1. Sélectionner les acteurs qui incarneraient les personnages de la pièce et justifier le choix.

  2. Concevoir une affiche filmique :

    1. faire apparaître le titre, les noms des acteurs, celui du réalisateur, etc. ;

    2. y intégrer un texte court qui viserait à informer et à intéresser le public ;

    3. combiner texte et images et s’assurer que la finition est soignée.

 

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Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /Jan /2009 17:29
Comment faire lire une oeuvre intégrale au collège et au lycée ? Voici la présentation, proposée le jeudi 22 janvier au Lycée Verdun de Beyrouth.



Long préambule : retour aux textes officiels 



Le collège 


NB 1 : La lecture : trois buts essentiels :

  •  
    1.  
      • Faire acquérir une culture humaniste (cf. nouveaux programmes)

      • Amener les élèves progressivement à être des lecteurs autonomes

      • Susciter le goût et le plaisir de lire


NB 2 : Dans les nouveaux programmes – niveau 6ème à appliquer à la rentrée scolaire prochaine, la lecture au collège se fait selon deux démarches : la LA ou la lecture cursive ; la LA se fait dans deux cadres : soit celui du GT, soit celui de l’OI.


Chiffre magique à retenir : 3, lequel se décline aussi en 3 :

  • 3 lectures d’OI

  • 3 GT

  • 3 lectures cursives


Dans les programmes actuels, la lecture d’œuvres complètes se fait dans le cadre de lectures cursives, d’études intégrales, de lectures par extraits. –sur le plan de la démarche, il faut ajouter aussi le GT. Neuf œuvres intégrales par an : « L’objectif concret est qu’en combinant les lectures cursives, les lectures plus détaillées d’œuvres intégrales et les prises de contact plus rapides, un élève puisse, à la fin du collège, avoir fréquenté au moins trente-six ouvrages (sans compter les ouvrages documentaires). » (Accompagnement du programme de 6ème, 1996)


Au collège, qu’entend-on par la lecture d’une œuvre intégrale ? qu’attend-on du nombre d’œuvres intégrales à faire lire aux élèves ? Qu’en est-il des œuvres conseillées par niveaux ?

  1. L’étude d’une OI en 6ème –ou cycle d’adaptation :


Nouveaux programmes applicables à la rentrée 2009 en 6ème (BO spécial n°26 du 28 août 2008) 

« L’étude de l’œuvre intégrale s’appuie sur une lecture complète préalablement effectuée par l’élève. En classe, elle combine la lecture analytique d’extraits avec un parcours transversal, qui peut être organisé à partir d’une question ou d’un thème donné. » (…)

« Un projet d’organisation raisonnable au regard des objectifs poursuivis par ces programmes comprend la lecture d’au moins trois œuvres intégrales et trois groupements de textes étudiés en classe, et trois œuvres lues en lecture cursive en dehors du temps scolaire. Pour certaines œuvres, une version modernisée ou une adaptation de qualité est recommandée ; un astérisque les signale. Le programme rassemble des propositions parmi lesquelles le professeur est libre de faire des choix à l’intérieur des rubriques, selon le niveau de sa classe et son projet d’enseignement.


1. Textes de l’Antiquité

Le professeur fait lire des extraits choisis parmi les œuvres suivantes :

- Le Récit de Gilgamesh*;

- La Bible*,

- L’Iliade*, L’Odyssée* d’Homère ;

- L’Enéide* de Virgile ;

- Les Métamorphoses* d’Ovide.


2. Contes et récits merveilleux

Le professeur fait lire au moins deux contes choisis parmi les œuvres suivantes :

- Les Mille et Une Nuits* ;

- Contes de Charles Perrault, de Madame d’Aulnoy, des frères Grimm, de Hans-Christian Andersen ;

- Alice au pays des merveilles* de Lewis Carroll ;

- Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry ;

- Petit Bodiel et autres contes de la savane ; Il n’y a pas de petite querelle de Amadou Hampâté Bâ ;

- Contes, Nouveaux contes d’Amadou Koumba de Birago Diop ;

- La Belle Histoire de Leuk-le-lièvre de Léopold Sédar Senghor.


3. Initiation à la poésie

Le professeur choisit :

- des poèmes en vers réguliers, des poèmes en vers libres ou variés, des calligrammes, des haïkus ou des chansons, du Moyen Age au XXI° siècle, pour faire découvrir la diversité des formes et motifs poétiques ;

- des Fables de Jean de La Fontaine (choisies dans les Livres I à VI).


4. Initiation au théâtre

Le professeur fait lire, intégralement ou par extraits, au choix :

- une pièce de Molière : par exemple Le Médecin volant, L’Amour médecin, Le Médecin malgré lui, Le Sicilien ou l’amour peintre

- une courte pièce, choisie par exemple parmi celles des auteurs du XX° siècle suivants : Jean Tardieu, Roland Dubillard, René de Obaldia.


  1. L’étude d’une œuvre intégrale au cycle central -5ème / 4ème :

Programmes et accompagnement :

« L’étude d’une œuvre intégrale constitue à coup sûr l’expérience de lecture la plus fertile ; elle rend les élèves sensibles à l’unité d’une œuvre, à son intégrité. Loin de mimer passivement la découverte de l’ensemble page à page, chapitre après chapitre, scène après scène, cette étude consiste en une saisie de l’œuvre, considérée comme un tout signifiant. Cela implique que tous les élèves l’ont préalablement lue –au besoin en plusieurs étapes, guidées par le professeur – et que l’on aura évalué leur appréhension globale de cette lecture. Mais les limites de la séquence unifiée et cohérente qu’elle permet de construire – et que l’on peut raisonnablement fixer à une dizaine d’heures maximum pour une pièce de théâtre ou un roman – imposent de faire des choix, de conduire un projet de lecture qui s’attache à la singularité de l’œuvre choisie par le professeur. S’il est légitime, en situation d’apprentissage, d’étudier les caractéristiques d’un genre, il serait très insuffisant de limiter l’étude d’une œuvre littéraire à l’analyse de formes générales ou à la mise en place d’outils valables pour toutes les œuvres. Ainsi, l’étude en 5e du Médecin malgré lui ne saurait se limiter à la définition des caractéristiques du texte théâtral ou à l’usage de tableaux d’entrées des personnages. Il convient que ces outils ou ces entrées utiles et pertinents soient mis au service du sens de l’œuvre, pour rendre justice à sa singularité, pièce comique de Molière, héritière à la fois de la farce du Moyen Âge et de la commedia dell’arte, en même temps qu’au rôle de la satire sociale et au plaisir du rire. L’étude d’une œuvre intégrale articule les analyses fragmentées (un extrait dont on justifie le choix et les limites, un chapitre, une scène, un poème issu du recueil) et les visions d’ensemble : éléments de la fiction, réseaux de personnages, études de l’espace et du temps, construction et progression dramatiques, thèmes dominants, choix narratifs, dramaturgiques, esthétiques. »




Choix de textes et d’œuvres :


En 5ème :


Littérature pour la jeunesse

A lire de façon cursive.

Textes du Moyen Âge au XVIIe siècle, choisis pour leur intérêt culturel

Comme en 6e, l’objectif est de donner aux élèves des connaissances culturelles en les mettant en contact avec des textes littéraires devenus des références. Ces textes sont tantôt lus dans leur intégralité, tantôt abordés de façon plus rapide, au choix du professeur. Dans ce dernier cas, la lecture porte sur un passage cohérent (un livre, un chapitre, un épisode) clairement situé dans le contexte de l’œuvre.

Ces textes sont lus en version moderne, avec si possible un regard sur l’état de langue d’origine.

En mettant ces textes en relation les uns avec les autres, ainsi qu’avec les œuvres lues en 6e, on fait percevoir des effets d’écho, de reprise, et éventuellement de parodie.

Les textes suivants seront étudiés selon les modalités ainsi définies :

Un roman de chevalerie (cycle de La Table ronde ou Tristan), au choix du professeur ;

Une pièce de théâtre brève (farce ou comédie) du Moyen Âge ou du XVIIe siècle, au choix du professeur ;

Un texte de dérision critique du Moyen Âge ou du XVIe siècle : Le Roman de Renart ou des extraits d’une œuvre de Rabelais ;

Un récit de voyage, en liaison avec les grandes découvertes.

Ces lectures se font en relation avec le programme d’histoire. Elle peuvent au besoin porter sur une adaptation.


En 4ème :


Littérature pour la jeunesse

On privilégie toujours la lecture cursive.

Textes des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles choisis pour leur intérêt culturel

L’objectif d’ensemble reste le même : donner aux élèves des connaissances culturelles en les mettant en contact avec des textes littéraires devenus des références.

On lira :

une pièce de Molière, et éventuellement une autre pièce du XVIIe ;

des textes de satire ou de critique sociale du XVIIIe siècle, éventuellement sous forme d’extraits

une œuvre poétique ou un ensemble de poèmes du XIXe siècle ;

un roman bref ou des nouvelles du XIXe siècle.

Comme en 5e, ces textes sont tantôt lus dans leur intégralité, tantôt abordés de façon plus rapide. Pour ces derniers, la lecture porte sur un passage cohérent (un livre, un chapitre, un épisode) situé par le professeur dans le contexte de l’œuvre. Les textes sont mis en relation avec le programme d’histoire et avec celui d’éducation civique dans toute la mesure du possible (on peut envisager dans cette perspective la lecture de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen).



  1. L’étude d’une œuvre intégrale en 3ème -ou cycle d’orientation :

Littérature pour la jeunesse

Les titres peuvent être choisis par le professeur dans la liste présentée en annexe des Documents d’accompagnement du programme, avec le souci de proposer au moins une œuvre humoristique.

Textes porteurs de références culturelles

– Une œuvre à dominante argumentative (essai, lettre ouverte, conte philosophique).

– Une œuvre autobiographique française.

– Un ensemble de textes poétiques du XIXe ou du XXe siècle.

– Une pièce de théâtre du XIXe ou du XXe siècle, française ou étrangère.

– Deux romans, ou un roman et un recueil de nouvelles, du XIXe ou du XXe siècle.

Ces œuvres, au choix du professeur, devront inclure au moins un titre pris dans les littératures européennes. Les méthodes de lecture mises en œuvre se répartiront, à parts égales, entre la lecture cursive, l’étude de l’œuvre intégrale, l’approche par un ensemble d’extraits.



 
Au lycée :


En seconde : on fait lire aux élèves une OI dans le cadre des objets d’étude suivants :

  • Le récit : le roman ou la nouvelle

  • Le théâtre : les genres et les registres (le comique ou le tragique)

  • Un mouvement littéraire et culturel (XIXème ou XXème siècle)

  • L’éloge et le blâme, éventuellement.


En première : on fait lire aux élèves une OI dans le cadre des objets d’étude suivants :

  • Le roman et ses personnages : visions de l’homme et du monde

  • Le théâtre : texte et représentation

  • Pour les L : L’autobiographie

  • La poésie -éventuellement

  • L’argumentation : convaincre, persuader, délibérer -éventuellement

  • Un mouvement littéraire et culturel (XVIème, XVIIème ou XVIIIème siècle) éventuellement


  1. Comment entrer dans l’œuvre ?

Avant de « lancer » l’élève dans la lecture d’une œuvre intégrale, il semble nécessaire d’introduire cette œuvre afin de donner à l’élève l’envie de la lire. Bien des moyens existent pour tâcher de lui rendre cette œuvre a priori familière : entre autres :

  1.  
    • L’entrée par le contexte de l’œuvre : contexte esthétique et littéraire, contexte historique

    • L’entrée par l’image : l’analyse des fameuses premières de couverture, la projection d’une partie d’une adaptation filmique ou théâtrale, mais pas seulement : tout ce qui peut être utile à l’explicitation d’un thème ou d’une intention etc. (cf. ex.)

    • L’entrée par l’auteur : présentation de l’auteur (prise en charge par le professeur ou des élèves), interview de cet auteur, documentaire, correspondance, recours au manuscrit, etc.

    • Le questionnement du titre

    • L’entrée par le résumé de l’œuvre

    • L’entrée par un SI approprié (ex. même thème etc.)


  1. Comment étudier l'œuvre ?

  1.  
    • Les LA

    • Les études transversales

Question : comment articuler ces deux modes de lecture ? Proposition de réalisations.

  • Lecture d’une œuvre intégrale en seconde : Racine, Phèdre, 1676

  • Lecture d’une œuvre intégrale en première : Boris Vian, L’Ecume des jours,1947


  1. Qu'en est-il des évaluations ?


Comment évaluer, quoi, et quand ?

  1.  
    • Evaluer initialement ?

    • L’évaluation formative

    • L’évaluation finale

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